Naturellement surnaturels

30 Juin 2026 | Blog, En mouvement...

Si vous êtes comme moi, vous aspirez à former des disciples de Jésus qui, à leur tour, en forment d’autres avec toujours plus de fruit.

Si vous souhaitez vivre votre mission là où vous êtes — au travail, dans votre famille, dans vos loisirs — alors il est essentiel d’exercer explicitement le pouvoir et l’autorité que Jésus vous a donnés.

Ne pas le faire diminue l’appel de Dieu sur votre vie.

Car si vous aimez Jésus, vous êtes rendus capables, par le Saint-Esprit, d’aller et de faire des disciples en utilisant la puissance et l’autorité surnaturelles que Jésus vous a confiées.

Essayer de vivre cette mission sans cette dépendance totale ne mène souvent qu’à un effort épuisant et à peu de fruits durables.

Dans notre église, adopter un mode de vie naturellement surnaturel est devenu une véritable révolution dans notre manière d’aller et de faire des disciples.

Et comme je l’expliquerai plus loin, tout commence souvent avec une simple phrase :

« Est-ce que je peux prier pour toi ? »

Les résultats ont été incroyables.

Nous avons vu de nombreuses personnes éloignées de Dieu se rapprocher de Christ — certaines venant directement à la foi.

Nous avons aussi vu des chrétiens devenir des témoins plus courageux et des disciples plus matures.

Jésus nous donne le pouvoir et l’autorité pour faire des disciples

Le Nouveau Testament est clair sur la manière dont nous sommes appelés à faire des disciples.

Dans Luc 9:1–2, Jésus rassemble les douze et leur donne puissance et autorité sur tous les démons, ainsi que le pouvoir de guérir les maladies.

Puis il les envoie annoncer le Royaume de Dieu.

Marc 6:12–13 montre les disciples mettant cette instruction en pratique : ils prêchent la repentance, chassent des démons et guérissent les malades.

Dans Matthieu 11:2–6, Jean-Baptiste demande depuis sa prison si Jésus est bien celui qui devait venir.

Jésus répond :

« Allez rapporter à Jean ce que vous voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. »

Le Royaume annoncé est aussi un Royaume manifesté.

Le modèle de l’Église primitive

Le livre des Actes rapporte au moins quarante signes miraculeux, dont la grande majorité se produit en dehors des rassemblements.

Cela nous rappelle quelque chose d’essentiel :

Notre manière d’aller et de faire des disciples est profondément liée à une vie naturellement surnaturelle.

Paul lui-même écrit :

« Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes, par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu… »
(Romains 15:18–19)

Pour lui, l’Évangile ne se limite pas à des mots.

Dans 1 Corinthiens 2, il explique que son message ne repose ni sur l’éloquence ni sur la sagesse humaine, mais sur une démonstration de la puissance de l’Esprit.

Son objectif est clair :

« Afin que votre foi soit fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

Je trouve personnellement cette approche incroyablement stimulante.

Paul — maître en théologie et pionnier de l’expansion du Royaume — insiste pourtant sur la nécessité de la puissance du Saint-Esprit dans la proclamation de l’Évangile.

Alors pourquoi acceptons-nous un manque de puissance ?

Soyons honnêtes.

La plupart d’entre nous n’ont pas été formés à vivre la foi de cette manière.

Nous ne menons pas naturellement une vie où les dons de l’Esprit circulent avec simplicité dans le quotidien.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cela.

Peut-être que nous ne l’avons jamais expérimenté

Ce que nous ne vivons pas devient souvent difficile à imaginer.

Peut-être avons-nous vu de mauvais exemples

Quand on a connu des abus dans l’utilisation des dons de l’Esprit, la peur de reproduire l’erreur peut devenir paralysante.

Mais la réponse à un mauvais usage n’est pas l’abandon.

C’est le bon usage.

Peut-être pensons-nous ne pas être assez saints

Et sur ce point… personne n’est parfait.

Si l’on pouvait afficher publiquement la liste complète de nos péchés, personne ne voudrait probablement nous parler.

(Moi le premier.)

Mais voici la bonne nouvelle :

Les dons de l’Esprit ne sont pas des récompenses.

Ils ne sont pas des trophées spirituels.

Ce sont des dons.

Ils sont l’expression de la grâce de Dieu agissant à travers des personnes imparfaites.

Peut-être doutons-nous que Jésus agira à travers nous

Nous avons peur de mal faire.

Peur que rien ne se passe.

Peur du rejet.

Peur d’être seuls.

Ces moments sont normaux.

Mais Dieu est plus grand que nos doutes.

Peut-être que notre culture ecclésiale ne valorise pas cela

Les traditions peuvent parfois devenir des limites.

Il peut être difficile d’oser dans un contexte d’opposition.

Mais j’aimerais vous encourager :

N’ignorez pas l’appel de Jésus.

Pourquoi cette dimension est importante

Vous avez des voisins.

Des collègues.

Des amis.

Des membres de votre famille.

Et beaucoup ont désespérément besoin de rencontrer Jésus.

Pour certains, le chemin vers la foi passera aussi par une expérience concrète de la puissance de Dieu qui apporte vie, liberté et transformation.

Quand Jésus nous a envoyés annoncer le Royaume, guérir les malades et libérer les captifs, il ne pensait pas :

« Ignorez cette partie et contentez-vous de parler. »

Nous avons besoin de cette puissance parce que :

  • les croyants ont besoin d’être équipés pour apporter la transformation du Royaume avec les ressources du ciel ;
  • les incroyants ont besoin de faire l’expérience d’une foi qui repose sur la puissance de Dieu et non sur la seule sagesse humaine.

Une phrase simple qui change tout

Il existe de nombreuses formations pour développer un style de vie équilibré, mature et naturellement surnaturel.

Mais nous avons découvert qu’une phrase très simple peut propulser n’importe qui dans cette aventure :

« Est-ce que je peux prier pour toi ? »

Cette question change notre posture.

Nous cessons d’être ceux qui doivent tout résoudre.

Nous devenons simplement ceux qui savent où trouver les ressources du Père.

Quelques exemples :

  • Un collègue fait face à un dilemme ? Priez pour une révélation divine.
  • Votre sœur est malade ? Priez pour une guérison.
  • Une famille traverse une oppression spirituelle ? Priez pour la liberté.
  • Un voisin est écrasé par les soucis ? Priez pour la provision et la sagesse.
  • Un bébé naît ? Prononcez des paroles de bénédiction.

Imaginez une église entière qui passerait une année à vivre cela dans ses lieux de mission.

Les fruits seraient étonnants.

Vous ferez des erreurs… et c’est normal

Lorsque vous commencez à prier pour les autres :

Parfois la guérison ne viendra pas.

Parfois quelqu’un refusera.

Parfois ce que vous pensiez recevoir de Dieu ne semblera avoir aucun sens.

Mais l’échec occasionnel n’est pas une raison pour abandonner.

Continuez.

Apprenez.

Grandissez.

Et surtout :

La clé : opérer par amour

Les miracles sont merveilleux.

Les guérisons aussi.

Mais ils ne sont pas le but ultime.

Le véritable objectif est que les personnes rencontrent le cœur du Père.

Nous voulons qu’elles expérimentent son amour à travers notre présence, nos paroles et nos actions.

Le surnaturel n’est jamais une démonstration.

C’est une expression de l’amour de Dieu.

Grégory Reyes

 

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